On est (presque) tous des Bracelets Rouges

La série vu sous un autre angle

Cette série, on en a parlé, on en parle et on en reparlera surement encore un moment. Et puis la saison 2 est à l’écriture. C’est pour dire.

Cette série, c’est l’histoire de gamins malades mais pas que…

Cette série, c’est de l’introspection

La première image que l’on voit dans le film est celle de la vie. Tout au long des épisodes, on navigue entre fous rires, empathie, colère et réflexion. Mais la dernière image n’est pas celle de la mort, bien que la série nous le suggère. En tous cas, ce n’est pas ce que j’ai retenu.

Être, Voir, Emoji, Symboles, Alive

Thomas, l’apparence au-delà du regard des autres

Y’a un truc chez ce gars ! Et tout se passe dans l’expression du visage. Ce qu’on ressent en le voyant, c’est une certaine attirance. Il a l’expression du séducteur. Thomas, dans la vraie vie, a 23 ans. Pour les besoins du film, il s’est rasé le crâne et a tenté l’expérience du métro parisien. Le constat est sans appel ; le regard des gens change en une poignée de seconde. Dans le film, ce qui le touche c’est aussi le regard des autres : celui de Sarah, de son père… Comme Thomas, on a tous tendance à interpréter le regard d’autrui sur sa propre différence. Mais n’est-ce pas plutôt l’interprétation du regard des autres le problème dans tout ça ?

Roxanne, le déni de la maladie

Comment en arriver là ? A un moment de sa vie, il nous est certainement tous arrivé de nous faire du mal, jusqu’à une certaine limite ; la nôtre. Et si l’anorexie était une maladie sans limite ? Pour s’investir dans ce film, Louna (de son vrai nom) a regardé plusieurs documentaires sur l’anorexie. Tout au long de ces épisodes, ce qui l’a touche, c’est l’amour des autres sous toutes ses formes. Elle en a besoin et a besoin d’en donner. C’est aussi ce qu’on veut tous. 

Clément, le combattant

Meneur de la Team des bracelets, il est un personnage totalement captivant. Tantôt il encouragera ses amis pour se sentir lui-même plus fort, tantôt il baissera vite les bras pour demander de l’aide à faire carburer son mental. Combattant de la vie, ce qui le touche c’est la reconnaissance de ce qu’il est en tant que personne à part entière. Il a besoin de montrer qu’il existe, comme tout un chacun.

Sarah, toujours sur la défensive

Non, ce n’est pas la peste de la série. En tous cas pas pour moi. Ce n’est qu’une enfant en mal d’amour et d’estime d’elle-même. Les enfants ne sont pas méchants, je n’en suis pas convaincue. Un enfant porte un message qui a un sens, la méchanceté est une forme d’appel à l’aide. Dans ce film justement, son message a été interprété si justement par son copain Thomas. Ce qui l’a touché, c’est la capacité d’écoute des autres. C’est ce qu’on recherche tous un peu, une oreille attentive à ce qu’on dit directement ou indirectement.

Medhi, le rire comme thérapie

La peur du lendemain est en grande partie cachée par des fous rires pour tout et n’importe quoi. Par des accès de colère aussi. La peur de grandir et de devoir exprimer clairement ses émotions sont aussi un peu notre quotidien à nous. Du coup, moi la première, déconner me permet de ne pas tout dire ce que j’ai à exprimer. L’art de rire, c’est surtout rire sans trop en faire. C’est ce que ce personnage apprend peu à peu dans la série… et nous aussi.

Côme, la réflexion face à soi-même

Ce petit gars, c’est de l’auto-réflexion à l’état brut. Tout au long de la série, on nous donne l’impression que ce personnage dans le coma donne des réponses à des questions interminables. Non, Côme, c’est ce moment dans ta vie où tu prends du temps pour toi, où tu ralentis et que tu acceptes la vie telle qu’elle est.

Qu’est-ce qu’être normal aujourd’hui ?

Pour ma part, mes bracelets sont verts. J’en ai gardé deux. On aurait tendance à croire que ces bracelets sont une cicatrice de la vie mais je n’en suis pas certaine. Avoir des bracelets, c’est accepter les combats de la vie et les mener comme on peut. 

Quel est votre pilier ? Qu’est-ce qui vous retiens dans ce monde ? Quel est votre chance dans tout ça ? Pour moi, la chance est une suite d’opportunités qui se préparent. Savoir écouter, rester sensible aux choses, développer sa capacité et sa qualité de présence, c’est ce qui permet de mieux comprendre ce qui se passe autour de nous et donc de mieux se préparer aux aléas de la vie puis de les accepter en faisant comme on peut.

Ce que ce film nous a si intelligemment dit, c’est que plus tu résistes à ce qui t’arrives, plus tu souffriras.

Plus tu t’ouvriras aux autres et à toi-même, plus tu aimeras. Ce qui nous dérange n’est pas forcément le regard des autres mais plutôt ce que nous en faisons.

Et toi, quelle couleur est ton bracelet de vie ?

Amour-Propre, Auto Libération

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